Notre organisme fonctionne en suivant une horloge biologique interne. Le corps humain est soumis à différents rythmes biologiques tout au long de la journée qui sont nécessaires pour notre santé. Ils régissent notre cerveau, nos hormones et nos cellules. Mais en période de confinement, il est parfois difficile de maintenir ces rythmes, ce qui implique l’apparition de certains troubles. La micronutrition peut vous aider.

Le risque de désynchronisation pendant le confinement

Rester enfermé chez soi peut perturber notre horloge centrale et provoquer un dérèglement de nos rythmes biologiques. Effectivement, le manque d’exposition à la lumière naturelle, les horaires décalés des repas et des horaires de coucher, l’augmentation du temps d’exposition sur les écrans qui diffusent de la lumière bleue… Tous ces facteurs amènent à un décalage de notre horloge interne ce qui a des effets néfastes sur l’organisme.

Notre cycle de sommeil et les rythmes biologiques

Nos journées sont rythmées par des cycles jour et nuit qui fonctionnent en rythmes circadiens qui durent 24 heures. L’alternance entre la veille et le sommeil est primordiale pour maintenir les fonctions biologiques de l’organisme à la normale. Et la lumière du jour joue un rôle majeur dans la régulation de notre horloge interne.

En début de matinée, une hormone appelée cortisol gouverne notre réveil. Notre corps sécrète cette molécule dont le pic de production est le plus élevé entre 5 et 7h du matin. Elle nous stimule et nous aide à nous lever.

Le soir, la production de cortisol chute et une autre hormone entre en jeu : la mélatonine ou l’hormone du sommeil. La sécrétion de mélatonine débute à la tombée de la nuit afin de faciliter l’endormissement. Son pic se situe pendant la nuit en général vers 3h du matin.

Pour avoir un sommeil réparateur, il est essentiel de faire attention aux premiers signes de fatigue comme : la diminution de la température corporelle, les paupières qui se ferment, les yeux qui piquent, les bâillements, … Si l’on tarde pour aller se coucher, la phase d’endormissement est alors plus longue. Un décalage dans le cycle peut s’installer et réduire le temps de sommeil. Une supplémentation en mélatonine combinée avec des extraits de plantes comme la mélisse peut être une aide précieuse pour bien dormir en cas de troubles du sommeil.

Les neuromédiateurs et les rythmes biologiques

Notre rythme interne dépend aussi de différents neuromédiateurs (lien article) synthétisés par l’hypothalamus.

Tout d’abord, l’organisme sécrète le matin, un neurotransmetteur appelé dopamine. Elle est fabriquée à partir de la tyrosine, un acide aminé présent naturellement dans les protéines alimentaires. La dopamine agit comme un « starter » et intervient dans l’action, la motivation et la mémorisation. Elle peut vite venir à manquer en cas de stress, d’abus d’alcool et de prise de drogue.

Au cours de la journée, le cerveau produit aussi de la noradrénaline qui permet de maintenir notre attention et notre vigilance.

En fin de journée, c’est au tour de la sérotonine d’être sécrétée. Cette « hormone du bonheur » est synthétisée à partir du tryptophane provenant des aliments. Comme son nom l’indique, elle participe à la régulation de l’humeur mais aussi de l’appétit et des pulsions sucrées.

Par ailleurs, elle favorise également le sommeil. En effet, la sérotonine est le précurseur de la mélatonine. Elle va ralentir notre cadence en fin d’après-midi afin de nous préparer progressivement au sommeil.

Ainsi, si le cerveau manque de tryptophane, les synthèses de sérotonine et de mélatonine deviennent insuffisantes ce qui nuit à la qualité de sommeil. De même, une baisse de sérotonine augmente le grignotage sucré.

Notre horloge alimentaire

La journée est aussi marquée par le rythme des repas. On parle de chronobiologie alimentaire qui fonctionne en parallèle de la sécrétion des hormones et des neurotransmetteurs. Cela consiste à manger certains nutriments à certains moments de la journée.

Par exemple, il est préférable de faire le plein de tyrosine le matin au petit déjeuner pour se booster le matin. Les aliments riches en tyrosine sont le soja, les fromages, la banane, l’avocat, les amandes, le germe de blé ou encore les graines de sésame et de citrouille.

De même, pour favoriser le sommeil, le tryptophane est plus à prendre en fin de journée. Au dîner, il convient de privilégier les aliments qui en contiennent comme la volaille, le poisson et les produits laitiers ; la viande en contient aussi mais il vaut mieux éviter d’en manger trop le soir.

Avoir un rythme décalé bouleverse aussi la régulation du niveau de glucose dans le sang ce qui favorise le diabète et la prise de poids.

De même, le manque de sommeil agit sur les comportements alimentaires en favorisant l’attirance pour les encas sucrés.

Les répercussions du confinement sur l’organisme

Dormir moins de 7 heures par nuit implique aussi une baisse des défenses immunitaires nous rendant plus sensible aux virus.

Des perturbations des rythmes circadiens engendrent des fluctuations sur l’humeur, avec apparition de frustration, d’irritabilité, manque de motivation, et pouvant aller jusqu’à la dépression.

Par conséquent, même en période de confinement, il est nécessaire de respecter les rythmes biologiques pour le lever, le coucher, les repas… et s’essayer de s’y tenir… . Ceci dans le but de maintenir un métabolisme normal et de rester en forme et en bonne santé.

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